Partager l'article ! Gnossienne N°1 - Replay.: Dieu que l'humain déteste le changement quand il commençait à peine à goûter au délicieux bonheur. Le changement ...
Dieu que l'humain déteste le changement quand il commençait à peine à goûter au délicieux bonheur. Le changement. Mais alors faut-il se taire et l'accepter ou bien se battre quitte à se trouver ridicule et à y laisser des plumes ? Dieu que l'humain doit se combattre lui-même pour ne pas être triste en toutes circonstances. L'attachement laisse des cicatrices. L'Amour n'est pas forcément la plus forte sorte d'attachement qui soit. Le désir est peut-être plus conséquent, davantage dévastateur. Mettre des mots sur les choses, les idées, les sentiments, les coups de tête, les décisions... Tout nommer et finalement, se lasser car les mots sont une invention purement humaine destinée à leur compréhension. Mais se comprendront-ils seulement un jour ? Dois-je renier tous mes choix à cause d'un accident sur la route de ma vie ? Etre persuadée que sa vie sera courte, si courte qu'écourtée par la vie elle-même. Je pourrais partir sur un coup de tête, refaire ma vie autre part... Tout est possible si l'on se sent capable. L'éloignement. Loin des yeux, loin du coeur ? j'y ai songé, et puis j'ai oublié. Reprendre tout à zéro. Recommencer. N'est-ce pas le propre de la vie, sous un tout autre nom, trois lettres assassines puisque mortelles ? Cette mort qui nous guette à tout moment et que nous redoutons pardessus tout. Elle ne m'a jamais fait peur puisque je sais qu'elle arrivera tôt ou tard. La vieillesse m'encombrerait davantage. Ne plus pouvoir, et surtout ne plus vouloir. L'incompréhension qui s'installe, une vision tellement réaliste de la vie. Existe-t-il une bonne solution ? Une bonne philosophie de vie ? Un bon parcours ? Est-on heureux à partir du moment où l'on fait ce qui nous plaît ? Si tant est que tout me plaise, alors serais-je heureuse toute ma vie ? Changement. Combien d'humains se battent contre lui. Vainement, mais avec courage.
Je n'ai jamais fait le tour de ton jardin.
Mais j'ai fait tant de choses qu'il est impossible de toutes les citer, des banales comme dormir avec toi, faire l'Amour avec toi, une bataille de casquettes dans le train de 7h14, des soirées drôles et d'autres totalement nulles, ri aux éclats, pleuré parfois, t'avoir blessé, m'être sentie heureuse, écrire cet article sur ton ordinateur sans pleurer, changer, t'écrire, écouter ces chansons en boucle, te haïr parfois pour des futilités, t'entendre dire que tu vas te marier avec ta crêpe, te voir heureuse avec une autre, te chercher, te réchauffer, te retrouver, manger une mangue sur une terrasse avec ta musique en fond, lire des magazines qui ne servent à rien, dormir très tard le matin, prendre le train, le bus, le car, le tramway, le métro, te dévorer des yeux, t'attendre, t'avouer, te taquiner, échanger sur tous les sujets possibles et inimaginables, téléphoner, travailler par ordinateur interposé...
Aurais-je la force de décider ?
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